Dossier Laméca
NOIR ET BLANC.
La négation de la couleur dans les pratiques artistiques contemporaines
en Guadeloupe et en Martinique
CONCLUSION
Le noir et blanc dans les pratiques artistiques en Guadeloupe et en Martinique peut revêtir plusieurs aspects. Il peut être total ou partiel, poétique ou politique, relever d'un besoin technique ou d'un engagement profond. Il est employé par les artistes pour marquer un contraste ou encore accentuer le côté dramatique d'une scène. Il sert aussi à uniformiser les représentations, ou leur donner un caractère authentique. Parfois, le noir et blanc est la marque d'un engagement, une forme d'opposition, si particulière à ces territoires. L'engagement apparaît alors souvent comme un signe, sans pour autant que les artistes n'osent toujours l'affirmer.
Les plasticiens concernés font aujourd'hui encore figure d'exception dans le monde de l'art contemporain. Mais on remarque une inversion des tendances avec une part de plus en plus importante d’œuvres pour lesquelles la couleur n'est pas jugée utile. C'est donc souvent un retour à une certaine simplicité, une radicalité chromatique ou une position en décalage.
Il apparaît alors nécessaire de donner de la visibilité à ces pratiques, de rassembler ces artistes adeptes de la non-couleur. Ouvrez l’œil (et l'esprit), les plasticiens de Guadeloupe et de Martinique souhaitent vous faire partager leur vision en noir et blanc de leurs îles.
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SOMMAIRE
Introduction
I. L'aspect technique: origine et contraste
II. L'aspect poétique: univers singuliers, poésie du souvenir
III. L'aspect politique: mémoire et lutte contre l'exotisme ambiant
Conclusion
Paroles de jeunes artistes
Bibliographie
Conférence audio
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par Pauline Bonnet
© Médiathèque Caraïbe / Conseil Départemental de la Guadeloupe, juin 2026

