Dossier Laméca
Deux îles, un même combat.
La jeunesse étudiante antillaise en lutte dans le Paris de l'après-guerre (1946–1974)
PAROLES D'ARCHIVES
Quelques témoignages, tirés des journaux étudiants de l'époque et d'entretiens menés des décennies plus tard, donnent une idée de la manière dont les acteurs eux-mêmes racontaient ces luttes.
Étudiants et travailleurs antillais sont les deux faces d'une même pièce. (Alizé, journal étudiant antillais, mai-juin 1968)
« Notre organisation refuse tout compromis et toute négociation avec la France. Elle emploiera la violence quand il le faudra pour neutraliser les opportunistes et les traîtres. » (Tract du GONG, années 1960)
« On était persuadés d'avoir la capacité de diriger, en voyant que nos diplômes valaient largement ceux de bien des fonctionnaires français aux Antilles. » (Édouard Glissant, lors d'un entretien avec Félix Germain en 2003)
« J'étais une petite bourgeoise qui ne fréquentait que d'autres petits bourgeois... la classe sociale, ça comptait dans nos relations. » (Maryse Condé, se souvenant de ses années d'étudiante à Paris)
« Après 68, on ne pouvait plus ignorer les femmes. Il fallait les écouter. » (Georges Lassare Michalon, sur les suites de l'occupation du BUMIDOM)
« Malgré notre profonde méfiance vis-à-vis du BUMIDOM, il offrait tout de même un filet de sécurité aux déracinés. » (Un ancien militant nationaliste antillais, cité par Félix Germain)
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SOMMAIRE
Introduction
I. Le foyer, premier terrain politique : les étudiants antillais dans les années 1950
II. De l'amicale culturelle à l'avant-garde nationaliste : l'engagement étudiant dans les années 1960
III. Les Antillaises : entre stéréotypes d'État et récupération nationaliste
IV. Mai 68 : les étudiants antillais, de la barricade à BUMIDOM
Conclusion
Paroles d'archives
Bibliographie
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par Félix Germain
© Médiathèque Caraïbe / Conseil Départemental de la Guadeloupe, septembre 2026

