La
Musique Coloniale des Antilles Françaises au XVIIIème Siècle
Illustrations
musicales
Exemple 01 “Orphée
et Eurydice (1774) : Ballet des ombres heureuses (extrait)”
Christoph
Willibald Gluck, Les musiciens du Louvre, dir. Mark Minkowsky (Mercury,
2004)
Cette pièce instrumentale célèbre a été
jouée à Saint-Pierre comme à Saint-Domingue,
à l’intérieur de la version française
de l’opéra lui-même représenté
en entier. Ce genre (l’opéra sérieux) était
toutefois très minoritaire aux Antilles françaises,
le public lui préférant les opéras comiques.
(voir II. La vie lyrique des petites
Antilles françaises)
Exemple 02 “Zémire
et Azor (1771) : Air de la Fauvette (extrait)”
André Modestre Gretry, Orchestre de
la Radio Télévision Belge, dir. Edgar Doneux, soliste
Mady Mesple (EMI, 2002)
Dans cet extrait d’un des airs les plus célèbres
de Gretry on a un exemple des difficultés que proposait sa
musique. Minette la cantatrice de couleur de Port-au-Prince a chanté
à plusieurs reprises cet opéra, transposition persanne
de La Belle et la Bête. (voir III. Saint-Domingue
et l’opéra-comique (B. Artiste dans une société
coloniale américaine)
Exemple 03 “Le
devin du village (1752) : Ouverture (extrait)”
Jean-Jacques
Rousseau, Alpe Adria Ensemble, dir. René Clemencic (Disque
Nuova Era, 1991)
L’œuvre de Rousseau est représentée de
nombreuses fois à Saint-Domingue. Jeannot et Thérèse
qui en est la transposition (et non la traduction) en créole
a très certainement été jouée avec l’ouverture
du Devin du village. Comme probablement aussi la parodie
(en français) de Favart, Bastien et Bastienne, également
jouée à Saint-Domingue. (voir III. Saint-Domingue
et l’opéra-comique (C. Répertoire français
dans une société créole)