La présence indienne aux Antilles françaises remonte à plus de cent cinquante ans. Si au cours des premières années de leur arrivée dans les îles, la pratique musicale se profilait dans la réalisation de rituels sacrés, qu'en est‑il de nos jours de leur présence dans les îles? Parle t‑on encore de musique rituelle? Existe-t-il d'autres formes de musique? Quelle est la place et le rôle de la musique dans la communauté indienne insulaire actuelle?
Incantation à Maliémin [1]
Daniel Singainy
Île de la Réunion, 1987 (752 Ko)
Parler de traditions musicales peut signifier, du moins pour certains, une approche des pratiques et des conduites d'écoute dans leur continuité avec le passé, une approche où les traditions s'inscrivent dans la foulée de la répétition de gestes ancestraux. Ce respect des gestes ancestraux devient alors garant d'authenticité. Cette vision par trop statique de la tradition ne couvre pas l'ensemble des itinéraires possibles des musiques de tradition orale et le « terrain » révèle d'ailleurs souvent des réalités qui vont bien au‑delà du seul héritage du passé.
Bhajan à Sahibaba
Île Maurice, 1987 (1 Mo)
L'objectif de cette exposition est d'illustrer la diversité des trajectoires musicales empruntées par les descendants des tamouls aux Antilles françaises. Elle montre combien ces choix de parcours correspondent à des choix stratégiques de construction identitaire de la communauté tamoule en contexte insulaire. L'exposition tente ainsi de répondre à cette question générale à caractère ethnomusicologique :
Sur quelles mémoires s'appuie t-on pour construire un patrimoine musical?
© 2007, Monique Desroches.
/ Intégration multimédia par Annie
Clément.