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1802 vu par les écrivains... |
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Sonny
RUPAIRE : Matouba (extrait
de Cette igname brisée qu'est ma terre natale)
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Etait-ce
même nuit. Etait-ce une nuit pire Oooooooh
! C'est le
jour pourtant. Pourtant ce fut le jour Oooooooooh
! Mais sur
cet écueil mort dans son cercueil de mer |
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Rojé
VALY : L'Espoir grimaçant (Extrait)
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Assassinés
Assassinés
Assassinés
Assassinés
" Vivre libre
ou mourir " Si les mots
n'avaient pas de force |
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Guy
TIROLIEN : La Mort de Delgrès,
poème dramatique en un acte (extrait de Balles d'or)
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Scène I Delgrès Un officier
Delgrès
L'officier
Delgrès
L'officier
Un autre
officier Delgrès
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Aimé
CÉSAIRE : Mémorial de Louis Delgrès (extrait
de Ferrements)
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Un brouillard
se durcit et un poing surgit Et ce fut
sur une mer d'orgueil Louis Delgrès je te nomme Et soulevant
hors silence le socle de ce nom Degrès il
n'est point de printemps Alentour
le vent se gifle de chardons Et je chante
Delgrès qui aux remparts s'entête Le troupeau
d'algues bleues cherche au labyrinthe des îles Mais quand
à Baimbridge Ignace fut tué Alors l'Histoire
hissa sur son plus haut bûcher Morne Matouba
et ce fut aux confins l'exode du dialogue tout trembla sauf Delgrès… O mort, vers
soi-même le bond considérable L'épais filet
de l'air vers les sommets hala Delgrès point
n'ont devant toi chanté les triomphales Je veux le
conquistador à l'armure descellée Je veux au
haut des vagues soudoyant le tonnerre de midi Que dans
la vérité pourrie de nos étés Et voici
dans cette sève et ce sang dedans cette évidence |
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Gilbert
de CHAMBERTRAND : Delgrès (in D'Azur et de sable)
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Et malgré
Richepanse et tous ses artifices C'est pourquoi,
reculant vers le sommet du mont, Refusant
de subir l'esclavage hideux, |
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Daniel
MAXIMIN : L'Isolé soleil (extrait)
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De retour
à l'habitation, Delgrès et son aide de camp Claude s'arrêtèrent sur la
terrasse, intrigués par le manège d'une vieille femme. Elle avait installé
une grande balance en équilibre sur trois pierres pour laisser un espace
libre sous les deux plateaux de cuivre. Elle plaça dans le plateau de
droite une poignée de soufre et une poignée de sel dans celui de gauche.
Puis elle alluma sous chacun d'eux un petit réchaud à charbon pareil à
ceux que Delgrès avait placés à côté de la traînée de poudre qui partait
du salon. Elle s'agenouilla devant la balance, accueillit dans son giron
une petite fille qui l'assistait et qui portait sur le visage les peintures
en cercle des Yorubas, et ensemble, elles se mirent à chanter en langage,
une musique d'incantation reprise par toutes les femmes-marrons qui assistaient
en grand silence à cet appel aux dieux : |
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Maryse
CONDÉ : An tan revolisyon (extrait)
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Un autre
officier (prenant place sur l'estrade) L'Officier
Une femme
Un homme
Un autre L'Officier
(continuant de lire) Une voix
Une autre
voix La foule
Ignace
(Faisant signe à l'officier de se taire) (La foule s'ébranle. Joséphin et Sergélius se trouvent près de la femme enceinte qui se lève assez péniblement) Joséphin
(s'arrêtant à sa hauteur) La femme
Joséphin
La femme
Sergélius
(riant aux éclats) Solitude
Sergélius
Joséphin
Solitude
Joséphin
Sergélius
(avec des gestes expressifs) Solitude
Sergélius
et Joséphin (d'une même voix) Un homme
(Moqueur) Solitude,
Joséphin, Sergélius Le conteur
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