| Répertoire
théâtral antillais |
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| Luc
SAINT-ELOI (Guadeloupe) |
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Biographie |
Comédien,
Auteur , Metteur en scène, Réalisateur, Luc Saint-Eloy est Directeur
artistique du " Théâtre de l'Air Nouveau ", compagnie théâtrale
indépendante antillo-guyanaise créée en 1983.
Né à Djibouti en 1955, Luc Saint-Éloy est Guadeloupéen. Il grandit
aux Antilles et débarque à Paris en 1975, pour y débuter sa carrière
théâtrale à partir de 1981. Après une formation de comédien au Studio
Charpentier, il prépare ensuite un D.E.U.G Cinéma à l'université
Paris VIII. Luc Saint-Éloy s'est également intéressé à la musique.
En 1982, il obtient, le 1er Prix de la Meilleure Biguine Créole
en Guadeloupe. Cette même année, sa première pièce Le Prix de la
Terre est sélectionnée au Prix Gibert Jeune. C'est la rencontre
avec l'un des membres du Jury, grand défenseur de ce texte : Bernard-Marie
Koltès, qui l'encourage à poursuivre ses travaux d'écriture. La
pièce est publiée à La Pensée Universelle en 1987.
Avec Marie-Line Ampigny, il fonde en 1983, la compagnie du Théâtre
de l'A.I.R. (Artistes Immigrés Réunis), qu'il rebaptise en 1986
Théâtre de l'Air Nouveau après le départ d'Ampigny. Il signe alors
ses premières mises en scène. En 1988, il publie sa première nouvelle
Folle ivresse d'un retour au pays, dans la revue 'le Monde Inconnu'.
Il poursuit en 1990, avec Bang Bang Solo diffusée en 1992 sur France
Culture (Réalisation : Anne Lemaître). En 1991, avec sa pièce Trottoir
Chagrin, il est lauréat du premier concours d'écriture dramatique
de la Soif Nouvelle organisé par le Centre Dramatique Régional de
la Martinique. La pièce est diffusée sur France Culture en décembre
de la même année (réalisation : Georges Peyrou), et depuis 1992,
le texte est étudié aux Etats-Unis, à l'Université de Pennsylvanie,
au Department of French Collège of the Libéral Arts. En février
92, la pièce Trottoir Chagrin est enfin créée au Théâtre municipal
de Fort-de-France en Martinique. C'est l'occasion pour Luc Saint-Éloy
de conjuguer ses talents d'auteur et de metteur en scène.
En développant le champs des activités du Théâtre de l'Air Nouveau,
et pour tenter de promouvoir également la littérature antillaise
dans l'hexagone, il crée en 1992, une nouvelle forme de rencontres-débat
littéraires et musicales : lectures-spectacles mises en espace avec
des comédiens, musiciens et chanteurs suivis de débat en présence
des auteurs. Ces rendez-vous sont proposés plus tard sous l'appellation
"Pitt a Pawol" par l'association Gran Balan créée par Yasmina Ho-You-Fat.
Et c'est tout naturellement que Luc Saint-Éloy en devient le Coordinateur
artistique en 1994, au Caveau de la République à Paris.
Aujourd'hui Directeur du Centre Culturel du " Théâtre de l'Air Nouveau
", Luc Saint-Éloy encourage, soutient et dirige d'autres actions
pour la présence d'un théâtre antillais dans le paysage théâtral
français en effectuant diverses opérations (mises en scène hors
de sa compagnie, ateliers d'art dramatique, encadrement de jeunes
troupes amateurs...). Il est également animateur d'une émission
radiophonique mensuelle, consacrée au théâtre, aux arts et cultures
afro-caraïbes et des mondes noirs... |
Bibliographie |
-
Le Prix de la Terre, 1982
- Trottoir Chagrin, 1990
- Chemin d'Ecole, 1994
- Combat de femmes, 1994 |
Pièces
de théâtre :
| CHEMIN
D'ECOLE
Adaptation
du Roman de Patrick CHAMOISEAU (Prix Goncourt 1992) |
Création |
Avril
2001, Salle Jacques Brel Paris. Mars 1998, Scène Nationale de
Douai. Février 1998, Centre des Arts de Pointe à Pitre. Novembre
1996, Cartoucherie de Vincennes. Novembre 1997, création au théâtre
de la Tempête. |
Langue |
Français |
Edition |
Manuscrit |
Lieu
de l'action |
Une
école primaire des Antilles coloniales des années 60 |
Nombre
de personnages |
5
Comédiens et 2 musiciens |
Nom
des interprètes |
Vanille
Attié, Gislaine Décimus, Jacqueline Galas, Philippe Makaïa, Mario
Masse, Luc Saint Eloy, Meiji U Tum'si |
Metteur
en scène |
Luc
Saint Eloy |
Argument |
Péripéties
d'un jeune antillais sur les bancs de l'école française. |
Synopsis |
Chemin
d'école nous conte les premiers pas d'un négrillon qui avait commis
l'erreur de réclamer l'école. Le conteur nous convie à suivre
à la trace l'apprentissage de la langue française à l'école primaire
des Antilles coloniale des années 60. Le drame se noue du fait
de l'inadaptation de l'enseignement dispensé. Traité sur le ton
de la comédie, ce spectacle original, en circulation libre entre
théâtre, chant, danse, musique, est d'une émouvante dérision… |
| LES
ENFANTS DE LA MEMOIRE |
Création |
Mai
2001, Festival de théâtre de la ville des Abymes, Guadeloupe. |
Langue |
Français
et créole |
Edition |
Manuscrit |
Nom
des interprètes |
Daniely
Francisque et Harry Baltus (comédiens). Ghislaine Décimus et Max
Diakok (danseurs).Alain Castaing (chant et percussion) |
Metteur
en scène |
Luc
SAINT-ELOY |
Argument |
C'est
l'hommage à nos pères déportés d'Afrique. |
Synopsis |
Des
extraits des discours de DELGRES, de Toussaint LOUVERTURE, des
œuvres d'Aimé CESAIRE de Léopold SEDAR SENGOR et des chansons
d'Eugène MONA sont délivrées par la bouche d'un homme et d'une
femme, qui se redressent face au monde, parce que des "bruits"
assourdis de plusieurs siècles viennent hanter leur mémoire.
Ils sont "bousculés" malgré eux par des pans d'histoire, qu'ils
n'ont pas appris sur les bancs de l'école. Aujourd'hui, ils savent
qu'ils ne sont pas nés en 1848, année de la deuxième abolition
des noirs dans les colonies Françaises (décret du 27 avril). Il
est des tragédies que l'Histoire nous interdit d'oublier : La
traite négrière et l'esclavage des Noirs dans les colonies françaises.
Ils veulent en témoigner et réagissent contre cet attentat odieux
contre la dignité humaine.
Des voix, des musiques, des danses s'en mêlent, pour honorer l'héritage
africain : LE TAMBOUR, symbole de résistance de leurs "pères"
qui ont lutté pour la défense de leur Liberté.
Tirées de la tradition, ces voix, ces musiques, ces danses ponctuent
"l'histoire" dans un souffle qui effleure d'abord le texte puis
le magnifie dans un mélange de majesté et de douleur ancienne,
avec "Honneur et Respect". Ces " voix " sont peut être les ombres
du passé…
Les ancêtres ne sont pas morts. Ils sont encore dans le souffle
de leurs enfants : Ces Enfants de la Mémoire. |
notes |
D'après
les extraits :
Aimé Césaire : "Et les chiens se taisaient" (Édition Présence
Africaine)
Léopold Sédar Senghor : "L'Oeuvre poétique" - "Chaka" poème dramatique
à plusieurs voix - "Épîtres à la Princesse"- "Élégie des Saudades"-
"Élégie des Alizés" - "Élégie de Carthage" - "Émeute à Harlem"
(Édition du Seuil)
L'œuvre musicale d'Eugène Mona :"Ma maman m'a dit" - "Tanbou séryé"
Le décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, Les discours
de Toussaint Louverture et de Louis Delgrès |
| BWA
BRILE |
Création |
Octobre
1996 : Création au Café de la Danse à Paris. Juin 1997 : Centre
des Arts à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Juin 1997 : Artchipel
de Basse-Terre - scène nationale (Guadeloupe). Juin 1997 : avec
la participation exceptionnelle du groupe Akiyo. |
Langue |
Créole |
Edition |
Manuscrit |
Nom
des interprètes |
Harry
Baltus, Eliette Nekert, Daniely Francisque et avec la complicité
d'excellents musiciens professionnels : Mario Masse à la flûte
et tibwa, Thierry Boucou au tambour bèlè et surtout la participation
exceptionnelle de Tanya Saint-Val |
Metteur
en scène |
Luc
SAINT-ELOY |
Argument |
Hommage
à Eugène Mona |
Synopsis |
C'est
l'histoire du Couple-Tambour qui attend un heureux événement…
A sa naissance, Bébé-Tambour découvre une drôle de société… Encouragé
par ses parents qui l'ont nommé Djangalay, Bébé-Tambour, se découvre
une mission : dénoncer le chaos et l'espace, les complots et l'injustice…
Y parviendra-t-il ? Repartira-t-il vaincu ?
Une pièce de théâtre originale pensée et bâtie à partir des meilleures
chansons du musicien martiniquais disparu Eugène Mona, et sur
un scénario imaginé autour du Tambour. Un projet qui permet enfin
d'offrir au public une autre facette de l'artiste : Pénétrer son
œuvre d'une toute autre manière, le découvrir pour la première
fois comme un véritable dramaturge. Si BWA BRILÉ nous donne l'occasion
de proposer une lecture "imagée" de la musique traditionnelle
antillaise, il permet aussi, mais surtout un vrai questionnement
sur un Théâtre qui reste à définir. Notre Théâtre. Le théâtre
antillais. Ce parler, ce bouger, ce respirer, cette manière de
penser… Il y a tant et tant de choses encore à explorer. |
notes |
Première
pièce dramatique en créole du Théâtre de l'Air Nouveau |

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