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Le 3 février 2003, Mongo Santamaria
nous quittait. Ce qu’il faut savoir de cet immense percussioniste
cubain, adorateur de Chano Pozo, c’est le rôle important
qu’il a eu dans la diffusion et l’évolution des
percussions afro-cubaines mais aussi dans les sections rythmiques
de musiciens aussi illustres que Perez Prado, Cal Tjader ou encore
Tito Puente. A travers ses rencontres avec les musiciens les plus
variés (Herbie Hancock , Chick Corea…), il a joué
tous les styles de musiques musiques modernes : jazz, latin-jazz,
funk, soul, RnB, fusion, salsa… Afro Blue composé en
1959 est devenu aujourd’hui un standard du jazz.
Véritable encyclopédie vivante des percussions afro-cubaines,
il est de ceux qui a marqué directement et indirectement
l’histoire aux USA de ces percussions.
Drums and Chants sorti en 1955 sous le nom Chango
est par exemple le premier album à se consacrer à
l’ensemble des formes musicales afro-cubaines à base
de percussions. Les formes profanes comme la rumba avec ses trois
sentiments, le guaguanco, le yambu et la columbia mais aussi les
formes sacrées et liturgiques yoruba et abakua. Les tambours
bata yoruba n’avaient à ce jour jamais fait l’objet
d’une telle exposition.
Carlos « Patato » Valdes, Julio Collazo et Willie Bobo,
tous trois percussionistes cubains clés, sont de la partie.
En 1981 et à l’initiative de Christian Amour et Eric
Basse, Mongo Santamaria nous a fait le bonheur de se produire en
Guadeloupe au Hall des Sports et de rencontrer la scène musicale
du pays, notamment les percussionnistes.
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