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Echo, chorale, déclamation, prière. Le ton est donné. Dans Bitasyon,
le premier album de Ka-o-Ka, les chœurs portés
par des voix essentiellement féminines vous projètent dans l'atmosphère
solennelle de l'église. En réponse ou en appui du chant lead, ils
déploient sans précipitation une polyphonie qui intègre toujours
un temps ou un contretemps de respiration.
Les thèmes sont abordés par touches impressionnistes successives
et l'univers suggéré se construit dans un va et vient entre tension
et relâchement.
Les mots, par leur rythme naturel, servent fidèlement la délicate
syncope gwoka et saint-jean des tambours. Parfois même, ils glissent
vers l'onomatopée et se font tambours.
Tambours ka et tambours de carnaval jouant sans embarras la musique
de l'autre, sont eux aussi dans le partage des rôles.
Puisse cette première envolée sonore et musicale Ka-o-Ka accompagnée
en sa dernière demeure le regretté Henri Angèle, marqueur princier
du groupe.
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